Déontologie


1. Application

1.1
Ce document vise à définir une ligne de conduite directrice commune pour tous les membres de l’Association Ateliers En Corps.

1.2
Ce document tient pour référence. Toute modification doit être votée et acceptée par les membres de l’Assemblée Générale lors de la rencontre annuelle.

1.3
Ce document s’inspire des codes de déontologie des associations du champ art et thérapie en suisse romande et des enseignements éthiques reçus par les membres du comité dans leur formation respective.


2. Conduites des membres

2.1
En adhérant à l’AAEC, tous les membres s’engagent à respecter ce code de déontologie et à communiquer leurs éventuels désaccords ou commentaires au comité de l’association. Cette dernière soumettra ces remarques au vote lors de la prochaine Assemblée Générale.

2.2
Tous les membres sont tenus de ne pas nuire au travail de l’association, au message qu’elle souhaite transmettre et à son image.

2.3
Les membres praticiens s’engagent à respecter le contrat établi avec l’AAEC lors de leur adhésion comme praticien (cf. document « Contrat entre l’AAEC et le membre praticien »).


3. Pensée directrice

3.1
L’AAEC a pour but de promouvoir le travail créatif à implication corporelle comme moyen de développement d’un mieux-être pour la personne dans son ensemble. Pour ces fins, elle collabore avec des personnes compétentes dans le domaine.

3.2
Par travail créatif à implication corporelle, il est entendu un travail individuel ou de groupe intégrant la mise en jeu du corps et la conscientisation psychique, dans un esapce-temps cadré par un(e) professionnel(le). Il se distingue des techniques corporelles guidées en mettant l’accent sur l’exploration, l’expression et la créativité.
Le corps et le mental sont considérés comme un tout agencé par des processus qui parfois présentent des fonctionnements précaires. Le travail créatif à implication corporelle, tel qu’il est proposé ici, vise à s’approcher de l’équilibre corps-psyché le plus confortable possible pour l’existence de chacun.

3.3
Dans la recherche d’un équilibre psycho-corporel, l’AAEC promeut le respect de l’identité et des ressources de chaque individu. Elle ne prétend pas l’existence de règles à ce sujet ou l’existence d’un équilibre universel.

3.4
Les principaux outils utilisés sont le respect de la personne telle qu’elle est dans sa globalité, les techniques de conscientisations corporelles et psychiques, l’accompagnement dans le développement de l’expression et de la créativité comme potentiels d’un mieux-être.

3.5
Sont exclus du travail créatif à implication corporelle :
• les activités corporelles privilégiant la technique et la performance
• les (psycho)thérapies qui ne se centrent pas de manière explicite sur les conséquences globales (corporelle et psychique) de ce type d’activité.


4. Responsabilité des praticiens reconnus par l’AAEC

4.1
Assumer la responsabilité de leur activité professionnelle en étant conscient de ses éventuelles conséquences.

4.2
Avoir des qualifications professionnelles leur permettant de pouvoir se centrer sur les intérêts des participants.

4.3
Ne pas abuser de leur statut de professionnel.

4.4
Ne pas tromper l’association ou leurs clients sur leurs qualifications.

4.5
Faire preuve de transparence auprès de l’association et de leurs clients par rapport à ce qu’ils proposent et aux limites de leur pratique.

4.6
Compléter leur formation dans les domaines de leur pratique les moins familiers.

4.7
Etre au courant de l’avancement des recherches et réflexions dans la pratique qu’ils proposent.

4.8
Etre ouverts aux différentes pratiques du travail créatif à implication corporelle.

4.9
Adresser les participants chez des collègues ou autres professionnels du domaine psycho-social ou de la santé lorsqu’ils ne sont pas en mesure d’oeuvrer dans le sens des intérêts des clients.

4.10
Partager leur pratique avec les autres membres praticiens et/ou dans le cadre d’une supervision.

4.11
Etre supervisés régulièrement lorsqu’ils proposent une activité dite de thérapie aux clients.

4.12
Au niveau thérapeutique, ne pas aller au-delà de l’offre proposée.


5. Rémunération

5.1
L’association est à but non-lucratif. Les membres du comité ne sont pas rémunérés pour leur activité associative.

5.2
Les membres praticiens proposent des tarifs à l’échelle de leurs compétences, des tarifs pratiqués dans leur domaine et des tarifs pratiqués au sein de l’association.


6. Attitude des praticiens envers les participants

6.1
Les membres praticiens respectent les clauses de confidentialités propres aux professions des domaines psycho-social et de la santé. Ils s’engagent à être sûrs qu’ils sont au clair avec ces mesures (y compris en cas d’éventuelle rupture nécessaire du secret professionnel) et à s’en informer si ce n’est pas le cas.

6.2
Les membres praticiens s’engagent à respecter les participants dans leur intégrité personnelle, physique et psychique, ainsi que dans leurs valeurs culturelles, et à n’avoir aucun comportement volontaire pouvant nuire à cette intégrité.

6.3
L’outil principal des membres praticiens de l’AAEC est un travail sollicitant directement le corps, mais d’autres médiations moins éphémères peuvent être utilisées. Le devenir des productions doit être communiqué aux participants avant chaque activité. Les productions sont la propriété des participants. Ils ont la possibilité de laisser ou d’emporter leurs productions au terme du contrat qui les lie au membre praticien. Ce dernier s’engage à ne pas utiliser les productions qui lui ont été laissées, sauf accord du participant. Le devenir des travaux collectifs doit être fixé avant leur réalisation.

6.4
Dans le cas où un dossier sur le participant serait constitué, les membres praticiens s’engagent à ne garder qu’une synthèse de la prise en charge une fois le travail avec le participant terminé. Les dossiers sont consignés en lieu sûr de manière à continuer à assurer la confidentialité et le secret professionnel.

6.5
Si les membres praticiens doivent interrompre un atelier ou un suivi individuel, ils se doivent d’aviser les participants dans un délai raisonnable.


7. Clauses supplémentaires pour les activités dites thérapeutiques

7.1
Respect du droit du participant de refuser une thérapie, d’arrêter une thérapie, de choisir son thérapeute et sa thérapie.

7.2
Obligation de tenir un dossier pour chaque participant.

7.3
Respect du droit du participant de consulter son dossier.

7.4
Le praticien fixe un cadre avec le participant dès le début de la thérapie en ce qui concerne le prix de la prise en charge, les modalités de paiements et les séances manquées.

7.5
Le thérapeute s’engage à ne pas interrompre la prise en charge de manière arbitraire et non justifiée.

 

Cette 1ère version a été adoptée, à l’unanimité, par les membres du comité de l’AAEC, le 1er décembre 2007, à Lausanne. Une mise à jour a été faite après approbation des membres de l’assemblée générale du 11 mai 2011.

Pour le comité
Olivia Lempen